Collectif Hébergement en danger : grève et manifestation à 14h mardi 9 avril

"Une cinquantaine de travailleurs et travailleuses sociales lyonnaises de différentes associations de l’urgence sociale ont décidé de créer un collectif afin de dénoncer la situation dramatique de l’hébergement dans le Rhône. Un premier rassemblement a eu lieu le 5 mars 2019, avec la participation de 150 personnes. La DCCS (Direction Départementale de la Cohésion Sociale) et la Préfecture ont accepté de recevoir une délégation de 3 travailleurs sociaux. Cette rencontre a confirmé nos craintes : Le manque chronique de places d’hébergement et de logement. Aujourd’hui, à Lyon, 6000 dossiers de demande d’hébergement et de logement sont en attente à la MVS (la Maison de la Veille Sociale, qui centralise ces demandes) ! Pour pallier partiellement à ce manque, la Préfecture a, comme chaque année, ouvert des places supplémentaires pendant la trêve hivernale, le "plan froid". Ces places, insuffisantes et ouvertes très tardivement, ont été octroyée sur une base discriminatoire. La fin de la trêve hivernale approche et on apprend que, contrairement à ce que la loi prévoit, seulement 1/3 des personnes (300) vont être ré-hébergés de manière continue. Que va-t-il se passer pour les autres ? 200 personnes seront mises à la rue sans solution, et 330 personnes seront remises à la rue puis réorientées vers un centre de "mise à l’abri, pérenne" mais temporaire dès qu’elles ne correspondront plus aux critères (personnes malades, femmes enceintes de plus de 5 mois, personnes handicapées, les enfants de moins d’un an). Sans oublier 1800 personnes qui ont appelé le 115 et qui n’ont pas eu de solutions pendant le plan froid. On rappelle que dans le Rhône, le délai pour obtenir une place d’urgence stable sans conditions de situation sociale, de ressources et de régularité de séjour est actuellement de 1 an et demi à 3 ans ! En ce qui concerne les personnes en situation régulière (places en insertion) , c’est un délai de plus de 8 mois en moyenne. La remise en cause de l’inconditionnalité et de la continuité de l’accueil Le droit français prévoit un accueil immédiat et inconditionnel : "Toute personne sans abri en situation de détresse médicale, psychique et sociale a accès, à tout moment, à un dispositif d’hébergement d’urgence » (Articles L.345-2-2 du CASF) Or, dans le Rhône, la volonté est affichée de ne plus permettre aux personnes en situation irrégulière d’accéder au parc de l’hébergement. Il s’agit d’une mesure discriminatoire et qui va a l’encontre des textes de loi ! L’Etat assume la création d’un parc d’urgence de mise à l’abris temporaire à l’année. Alors que la continuité de l’hébergement est un acquis issu des luttes sociales et consacré par la loi, une personne ou famille sans titre de séjour ne pourra bientôt plus prétendre qu’à "une mise à l’abri" de courte durée et discontinue, dans des hébergements collectifs et provisoires. Elle sera remise à la rue...

Festival de cinéma "Palestine en vue" jusqu'au 10 avril

Voici venu le temps du festival printanier du cinéma palestinien : "Palestine en vue", 5ème édition, organisé par des associations qui luttent pour la reconnaissance des droits du peuple palestinien. L’objet du festival est de présenter dans sa diversité le cinéma palestinien dans la région Auvergne Rhône-Alpes. Après le thème de "la femme palestinienne" en 2016, celui de l’exil en 2017, et en 2018, autour des 70 ans 1948 - 2018 RÉSISTANCES ET RÉSILIENCE EN PALESTINE", l’édition 2019 est dédiée à la jeunesse palestinienne. plus d'infos, la programmation et la bande annonce sur http://erapinfo.free.fr/spip.php?article701 ERAP (Échanges Rhône-Alpes Auvergne Palestine) c/o Maison des passages 44 rue St Georges 69005 LYON mail : erap@laposte.net site : http://erapinfo.free.fr Facebook : Palestine en vue Twitter : @erap74971693

Rencontre avec Ugo Palheta autour de "La possibilité du fascisme" samedi 6 avril

à 15h à la Librairie Terre des livres, 86, rue de Marseille à Lyon 7ème (métro J. Macé) Rencontre avec Ugo Palheta autour de "La possibilité du fascisme – France, la trajectoire du désastre" aux Editions La Découverte. Mouvement réactionnaire de masse contre l’égalité des droits ; migrants enlevés, tabassés et laissés pour mort par des milices à Calais ; large diffusion de thèses réactionnaires, xénophobes et islamophobes ; intensification du quadrillage répressif des quartiers populaires et violences policières impunies ; manifestations interdites et criminalisation croissante de toute contestation ; scores inégalés du Front national à toutes les élections depuis 2012. Sous des formes disparates et encore embryonnaires, mais dont la seule énumération dit le pourrissement actuel de la politique, c’est le fascisme qui fait retour. Et celui-ci s’annonce non comme une hypothèse abstraite mais comme une possibilité concrète. Pourtant, la possibilité du fascisme est généralement balayée d’un revers de main par les commentateurs : comment la République française, patrie autoproclamée des droits de l’homme, pourrait-elle engendrer le monstre fasciste ? La France ne s’est-elle pas montrée « allergique » au fascisme tout au long du XXe siècle, comme le prétendent certains historiens français ? Le Front national n’a-t-il pas renoncé au projet ultranationaliste, raciste et autoritaire qui le caractérisait depuis sa création ? N’assiste-t-on pas au renouveau du capitalisme français sous les auspices d’un jeune président réalisant enfin les « réformes » prétendument nécessaires ? C’est à démonter ces fausses évidences que s’attache ce livre, scrutant ainsi la trajectoire d’un désastre possible, enraciné dans la triple offensive – néolibérale, autoritaire et raciste – dont Emmanuel Macron est la parfaite incarnation, mais un désastre résistible, pour peu que le danger soit reconnu à temps et qu’émerge un nouvel antifascisme, capable de mener de front le combat contre l’extrême droite et celui contre les politiques destructrices qui favorisent son ascension.

Soirée débat lundi 8 avril sur la COMMUNE DE PARIS de 1871

En mars 1871, à la suite de la défaite du Second Empire face au futur empire allemand, la Troisième république est proclamée. Rapidement, cette république bourgeoise abandonne la ville de Paris aux travailleurs qui vont se gouverner par eux-mêmes, en instaurant notamment l’élection et la révocabilité des élus. Nous avons le premier pouvoir ouvrier de l’histoire. Celui-ci est pourtant écrasé violemment au cours de la « semaine sanglante » par une partie du camp républicain. Que pouvons-nous apprendre des communards ? Comment défendre aujourd’hui la perspective d’un pouvoir des travailleurs ? Réunion sur invitation, contactez les militantEs du NPA ou son Equipe Départementale de Direction pour y participer

Rassemblement mercredi 3 avril pour la régularisation de tous les sans-papiers

rue Dunoir à Lyon 3ème, métro Guichard "MERCREDI 3 AVRIL 2019 18H LANCEMENT D’UNE GRANDE CAMPAGNE POUR LA RÉGULARISATION ET L’ÉGALITE DES DROITSNous, Collectifs de Sans-papiers et MigrantEs, Syndicats, et Associations, appelons à démarrer une grande campagne pour réclamer la régularisation de tous et toutes les sans-papiers et l’égalité des droits par des rassemblements dans tout le pays devant les préfectures et le ministère de l’Intérieur en Île-de-France le 3 avril. Dans le Rhône, nous nous rassemblerons DEVANT LA PRÉFECTURE à 18H. Dans un contexte de montée des nationalismes, des racismes et des fascismes partout en Europe et dans le monde ; Alors que des dizaines de milliers de femmes, hommes et enfants sont mortEs et meurent encore sur les routes de la migration victimes des frontières et des politiques anti-migratoires des gouvernements des pays les plus riches de la planète et de leurs complices ; Seule la liberté de circulation, la fermeture des centres de rétention, la régularisation de toutes et tous les sans-papiers et l’égalité des droits nous permettront d’en finir avec ces mortEs. Nous nous rassemblerons partout en France le 3 avril pour lancer une grande campagne nationale afin d’obtenir la régularisation de tous et toutes les sans-papiers et l’égalité des droits. A Lyon, le rassemblement aura lieu devant la Préfecture du Rhône. Seules la régularisation de toutes et tous les sans-papiers et l’égalité des droits nous permettront de mettre fin à la concurrence entre travailleurs et travailleuses organisée par le grand patronat. Union Départementale CGT du Rhône, CGT Vinatier, FSU 69, CNT-SO 69, Solidaires 69, NPA, PCF Rhône, Ensemble! 69, RESF, Émancipation, CGA, Collectif des étudiant.es étrangers de Lyon sans papiers et solidaires, Collectif Amphi Z, Collectif ex-collège Maurice Scève

Délit de solidarité : soutien à Dominique, traîné devant le tribunal de Valence !

communiqué du NPA et d'autres : "Le 2 avril 2019 à 8 h 30, un militant du collectif « Pas d’enfants à la rue à Valence » est convoqué devant le tribunal de police de Valence pour avoir pénétré dans l’enceinte de la fac de Valence avec quatre familles de demandeurs d’asile, un enfant de 4 ans, une autre de 8 ans, deux adolescents de 14 et 16 ans et une femme enceinte de 4 mois. Ces familles et ses enfants ont pu passer la nuit à l’abri dans une salle de cours de la fac. Il faisait d’après les archives de Météo France 4° à 19 h et 2° à 7 h du matin à Valence et il pleuvait. Depuis mars 2017 des citoyen-nes de Valence scandalisés par l’inertie de l’État ont décidé de réagir et d’occuper des bâtiments publics pour mettre les enfants et leurs parents à l’abri. Par ces occupations ils dénoncent en outre l’incurie des services de l’État qui laisse des semaines durant des demandeurs d’asile à la rue en infraction à la loi et aux conventions internationales qui stipulent « Une fois sa demande enregistrée par un agent en préfecture, le demandeur d’asile rencontre un agent OFII pour pouvoir bénéficier des conditions matérielles d’accueil (allocation pour demandeurs d’asile, hébergement) et signer l’offre de prise en charge (OPC) afin de pouvoir subvenir à ses besoins le temps de sa procédure d’asile » (http://www.ofii.fr/demande-d-asile). Le risque encouru par le militant est une amende pouvant atteindre 3500 euros. Le choix du tribunal de police par le procureur n’est pas anodin. En effet le procureur de Valence, qui ne donne aucune suite à des plaintes déposées par des femmes réfugiées pour des violences ou menaces masculines, a été très diligent concernant les citoyen-nes solidaires. Il suit en cela le vieil adage bien connu des DRH dans les entreprises. Mettre les militant-e-s en situation de devoir se défendre au détriment de leur action et attaquer au portefeuille. Rien que pour se défendre ce sont des centaines d’euros pouvant servir à la solidarité qui disparaissent. Criminaliser la solidarité est la seule réponse de cet État qui ne respecte même pas ses propres lois. Les signataires sont solidaires du militant poursuivi, des familles et enfants à la rue et exigent le respect de la loi sur le droit d’asile et l’abandon de toutes les poursuites. Rassemblement devant le tribunal de Valence à 8 h le mardi 2 avril 2019"

31 MARS, FIN DE LA TREVE HIVERNALE : MANIF CONTRE TOUTES les EXPULSIONS suivie d'une fête à l'AmphiZ

"De plus en plus de gens, des personnes isolé·e·s, des étudiant·e·s des migrant.e.s ne peuvent plus payer un loyer ni même trouver un toit. En 2017, 125 000 jugements d’expulsion ont été rendus, plus de 15000 expulsions forcées ont été réalisées par la police ainsi que 250 000 coupures d’énergie. En 2018, en France, 566 SDF sont morts dans la rue. L’urgence au logement est là ! Avec la fin de la trêve hivernale, partout, le 31 mars va sonner le retour, des opérations policières pour expulser de chez eux des précaires et mal-logé·e·s. Pourtant dès le 9 Mars, la Métropole a déjà commencé à fermer les hébergements d’urgences. Aucune solution n’est proposée sinon la rue. Les travailleurs sociaux réunis récemment pour manifester leur inquiétude et leur indignation nous alertent : L’hébergement d’urgence est en danger ! À titre indicatif, sur la semaine du 25 février au 3 Mars 2019, 73 % des 2283 personnes qui ont demandé une mise à l’abri au 115 ont été refusés Mais pas les moyens pour y faire face ! Ces dernières années, les demandes d’hébergement d’urgence ont considérablement augmenté mais l’enveloppe pour financer ces hébergements a baissé de 20 Millions d’euro en 2018. Aussi depuis des années dans l’agglomération lyonnaise, des enseignants et des parents sont contraints de faire dormir des enfants à l’école. Pour soutenir et mettre à l'abri des familles sans toit ou des migrant.e.s privé.e.s de logement, plusieurs occupations de bâtiments vides ont eu lieu comme l'Amphi Z, la maison Mandela, la Trappe sur Villeurbanne, ou le collège Maurice Scève à Lyon 4eme, soit plus de 500 personnes seules, mineurs isolés, familles et enfants. Ces squats sont menacés d’expulsion dès ce printemps, les personnes qui y ont trouvé refuge se verront contraints de retourner à la rue Contre les expulsions, réquisitions ! A Lyon selon les chiffres de l’INSEE 8,4% des logements sont vides (près de 24 000). Malgré la demande pressante des associations...

MARCHONS POUR LA PALESTINE SAMEDI 30 MARS - 15H Place Jean Macé

(Lyon 69007) Métro Jean Macé Appel du Collectif 69 de soutien au peuple palestinien dont le NPA fait partie : "Le 30 mars marque, chaque année, la journée de la terre en Palestine occupée et à travers le monde. Souvenir du 30 mars 1976 où l’armée israélienne, réprima brutalement un mouvement, contre la confiscation des terres, initié par les Palestiniens d'Israël. Le 30 mars rappelle l'attachement à la terre palestinienne volée, annexée et colonisée par l'occupant israélien. Enfin, ce 30 mars 2019 marquera le 1er anniversaire du déclenchement des marches du retour à GAZA, qui se solde par un bilan terrible, de centaines de morts et près de 20 000 blessés. Les tueurs d'élite de l'armée israélienne, blessent, estropient, tuent. dans une scène renouvelée chaque semaine, sous les yeux du monde. Une récente commission d'enquête de l'ONU indique que des crimes de guerre et probablement des crimes contre l'humanité ont été commis par Israël. Pendant ce temps le monde se tait et le Président Macron regarde ailleurs dans un silence complice. Lorsqu'il sort de son silence c'est pour mieux insulter les défenseurs des droits des Palestiniens les (nous) traitant d'antisémite ! vieille ficelle utilisée par les soutiens d'Israël pour tenter de nous faire taire. Nous ne nous laisserons pas intimider et appelons à manifester. - Soutien aux droits du peuple palestinien - Solidarité avec le peuple de Gaza - Droit au retour des réfugiés - Boycott, désinvestissements et sanctions contre l'Etat d'Israël - Exigeons du gouvernement français des sanctions contre Israël"

Samedi 30 mars : journée nationale et manif à Lyon pour l’Ecole publique

Communiqué des organisations : CGT Educ’action, FCPE, FO, FSU, SGEN-CFDT, SNALC, SUD Education, SE-UNSA. "30 mars : journée nationale d’action pour l’Ecole publique Monsieur le Ministre, pour améliorer l’Ecole, vous n’avez pas notre confiance ! Le ministère de l’éducation nationale, à travers ses réformes et la loi en préparation, signe la fin de l’école publique telle que nous la connaissons. Sans concertation avec ceux qui la font vivre, il démantèle morceau par morceau le service public. Enseignants, parents, élèves, nous sommes tous concernés. Les transformations à venir vont accroitre les inégalités entre jeunes, entre les établissements, dégrader les conditions d’enseignement, sans répondre à la nécessité d’améliorer le service public d’éducation pour assurer la réussite de tous les élèves. Loi Blanquer « Pour une école de la confiance », tel qu’adoptée par l’Assemblée Nationale, introduit de profonds bouleversements qui mettent en danger le service public d’éducation. Parents, enseignants, sommes contre : • les cadeaux financiers faits à l'école privée, • la restriction du droit d’expression des enseignants, • la possibilité de regrouper des écoles avec un collège. Cet établissement serait dirigé par le principal du collège, qui deviendrait le seul interlocuteur des parents, à la place du directeur d’école, • une formation des enseignants fondée sur une conception du métier réduite à des fonctions d’exécution, • le développement de la précarité, l’École a besoin de personnels formés et sécurisés afin d’enseigner correctement et d’accompagner chaque élève, • la fin de l'évaluation indépendante des politiques éducatives, • la dégradation de l’accueil des élèves en situation de handicap… • un lycée de plus en plus sélectif avec un bac omniprésent sur deux ans, • des voies technologiques et professionnelles fragilisées La communauté éducative demande à être considérée par le ministre Blanquer. La confiance se construit, elle ne se décrète pas au détour d’un amendement ! Pour la priorité au service public d’éducation, Pour des perspectives ambitieuses pour tous les élèves et tous les jeunes, Pour une véritable reconnaissance de l’ensemble des personnels de l’éducation et de la place des parents, nous demandons l’abandon de cette loi, de la réforme des lycées et l’ouverture de nouvelles discussions avec les organisations syndicales et les fédérations de parents d’élèves Le 30 mars, Toutes et tous mobilisé.es : Familles, Jeunes, Agent-e-s de l’Education nationale ! Manifestation à Lyon, Départ 10h30, parvis de la Cour d’appel (quai Romain-Rolland)." station de métro Vieux Lyon
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