Rassemblement lundi 14 janvier à 9h contre l’expulsion de l’amphi Z par la Métropole

communiqué du Collectif de l’amphi Z : "L’amphi Zimmeuble du 12 rue Baudin à Villeurbanne, réquisitionné en décembre 2017 pour héberger des exilé-e-s, se trouve menacé d’expulsion par une nouvelle procédure lancée par la Métropole. Ce bâtiment abrite plus de 250 personnes, hommes et femmes seul-e-s, familles et mineurs isolés. Ce bâtiment appartenant auparavant au SDMIS (les sapeurs-pompiers) a été vendu cette automne pour la somme de 2 millions d’€ à la Métropole avec comme projet de construire un établissement scolaire. Deux autre bâtiments de cette parcelle sont également occupés par des exilés et sont déjà expulsables. Nous savons nos sorts liés : un jugement en défaveur de l’amphi Z signifierait l’expulsion de l’ensemble des 350 occupant-e-s de la parcelle ! Nous nous opposerons à toute décision d’expulsion de ces habitants sans propositions d’hébergement pérenne et inconditionnel quelques soit leur situation administrative vis-à-vis de leur demande d’asile. Nous rappelons que c’est l’État qui doit légalement héberger les demandeur-euse-s d’asile, et qu’il ne le fait plus depuis de trop nombreuses années, en toute illégalité. La métropole choisit une nouvelle fois la politique de l’exclusion à l’égard de populations migrantes déjà fragilisées par des conditions de vie précaires, et toujours plus menacées dans leurs droits à la liberté de circulation et d’installation par la loi Asile et Immigration de Collomb et Macron qui restreint les accès au droit d’asile. Le Collectif Amphi Z et ses soutiens appellent à mobilisation devant le TI 3 rue Docteur Fleury Pierre Papillon 69100 Villeurbanne le 14 janvier à 9h00. Départ en cortège de l’amphi Z à 8h00 pour aller au Tribunal."

Rassemblement vendredi 11 janvier en soutien aux inculpéEs de Briançon

à 17h, place de la Comédie à Lyon 1er (métro Hôtel de Ville) organisé par Union Juive Française pour la Paix : « A L’OCCASION DU PROCÈS CONTRE 2 NOUVEAUX SOLIDAIRES le 10 janvier Depuis 2016, de nombreuses alertes, signalements et plaintes ont été déposés auprès du procureur par Tous Migrants avec le soutien d’associations nationales (Cimade, Secours Catholique, Amnesty, Médecins sans Frontières…). Malgré ces démarches, des dizaines de blessés, des amputations et des morts, la situation n’évolue pas. La présence des «maraudeurs» est plus que jamais nécessaire en montagne pour sauver des vies. Pourtant, le procureur les poursuit, et le tribunal de Gap les condamne, au lieu de faire respecter les droits des demandeurs d’asile et des mineurs, et la dignité de chaque être humain. A L’OCCASION DU PROCÈS CONTRE 2 NOUVEAUX SOLIDAIRES RASSEMBLEMENT LE 10 JANVIER, DEVANT LE TRIBUNAL DE GAP À 8H30 APPEL À UNE JOURNÉE NATIONALE D’ACTION CONTRE LES VIOLENCES POLICIÈRES EN BANDE ORGANISÉE Tous les jours, des hommes, des femmes et des enfants fuient la misère, l’injustice sociale, la violence, et tentent de rejoindre la France, pays des droits de l’homme, dans l’espoir d’une vie meilleure. Depuis des mois, la police les traque dans la montagne et les refoule systématiquement, sur ordre de l’Etat. Ceci est ILLEGAL. Cette chasse à l’homme, réservée aux personnes de couleur, contraint les exilés à prendre toujours plus de risques. Certains agents profitent de ce régime de non-droit pour se comporter avec violence. Frontière = cimetière PLUSIEURS PERSONNES SONT DÉJÀ MORTES EN TENTANT DE REJOINDRE BRIANÇON. Après les 7 solidaires déjà condamnés en première instance le 13 décembre 2018, 2 maraudeurs sont convoqués...

Militantes kurdes exécutées le 9 janvier 2013 : Appel à manifester samedi 12 janvier 2019 à Paris

Gare du Nord, 10h30 "Mercredi 9 janvier 2013, les militantes kurdes Sakine Cansiz, Fidan Dogan (Rojbîn) et Leyla Saylemez étaient froidement exécutées d'une balle dans la tête, dans les locaux du Centre d'Information du Kurdistan, situés au 147 rue La Fayette, à Paris. De nombreux indices révélés par l'enquête font apparaître que le meurtrier présumé, Ömer Güney, arrêté quelques jours après les meurtres, avait agi pour le compte des services secrets turcs (MIT), comme le confirme le réquisitoire du Procureur de la République dans cette affaire : « de nombreux éléments de la procédure permettent de suspecter l'implication du MIT dans l'instigation et la préparation des assassinats. » Cependant, la mort, le 17 décembre 2016, de l'assassin présumé nous a privés du procès qui devait commencer le 23 janvier 2017, devant la Cour d'assises. Pourtant, ce procès aurait pu avoir lieu bien avant si la justice française avait été plus diligente, étant donné le grave état de santé de Güney, connu dès son arrestation. En différant la tenue de ce procès, la France a manqué une occasion cruciale de juger, enfin, un crime politique commis sur son territoire ! Depuis les années 60, pas moins de 43 assassinats politiques ont été commis sur le sol français. A ce jour, ils sont tous impunis ! Les promesses faites, au lendemain des assassinats, par le Ministre de l'intérieur de l'époque Manuel Valls, ont très vite été jetées aux oubliettes : les autorités politiques françaises n'ont jamais cherché à faire la lumière sur ce triple assassinat. Toujours soucieuses de préserver leurs relations avec la Turquie, elles n'ont même pas eu la décence de recevoir les familles des victimes, ni les représentants de la communauté kurde. La France ne se contente pas de fermer les yeux sur un crime d'Etat : à plusieurs reprises, Emmanuel macron a rencontré le Président turc Recep Tayyip Erdogan, allant même jusqu'à dérouler le tapis rouge devant celui qui est reconnu comme un dictateur notoire. Lors de ces rencontres, Macron, tout comme son prédécesseur Hollande, s'est bien gardé d'évoquer le sujet fâcheux du triple assassinat : il faut dire que les intérêts politiques et économiques de la France sont bien supérieurs à la justice. Ou, devrait-on dire, la justice est mise au service de ces intérêts, car chaque visite d'Erdogan en France se solde par des arrestations de militants kurdes réfugiés en France. A l'issue d'une session « sur la Turquie et le peuple kurde », tenue à Paris les 15 et 16 mars 2018, le Tribunal Permanent des Peuples (TPP), juridiction internationale indépendante des États, a reconnu la responsabilité directe de l'État turc dans le meurtre des trois militantes kurdes. Pour cela, le TPP s'est fondé notamment sur des révélations récentes de deux agents du MIT capturés par le PKK, qui affirmaient que l'exécution des trois femmes avait été planifiée par de hauts responsables du MIT. En mars 2018, les familles des trois militantes kurdes ont déposé une nouvelle plainte, demandant...

Suite du mouvement des Gilets Jaunes sur Lyon samedi 5 janvier

Les 3 pages facebook des Gilets Jaunes https://www.facebook.com/giletsjauneslyoncentre/ https://www.facebook.com/Lyon.Metro/ https://www.facebook.com/gj.rhone.alpes/ donnent rendez-vous samedi 5 janvier à 10h place des Brotteaux à Lyon 6ème (métro Brotteaux) et à une Assemblée Générale lundi 7 janvier à 19h à la Bourse du travail, place Guichard à Lyon 3ème (métro Guichard) Pour le NPA : en 2019, il faut étendre la contre-offensive du monde du travail Comme à l’occasion de chaque nouvelle année, le NPA souhaite contribuer de toutes ses forces à la construction d’un mouvement de grève générale, seul moyen d’imposer les revendications vitales pour le monde du travail et la jeunesse, en posant dans la rue la question du pouvoir. Mais en 2019, pour la première fois depuis longtemps, ce n’est pas une déclaration de principe mais l’optimisme de la raison que nourrissent les évènements de ces dernières semaines. La résistance tenace et inattendue des cheminotEs durant tout le printemps n’a pas réussi à bloquer les attaques gouvernementales du fait d’une stratégie syndicale vaincue d’avance, mais elle constitue une expérience en maturation. Elle a entrouvert la possibilité de défier Macron, et son mépris social qui ruisselait bien plus insolemment que la croissance continue des profits de ses amis. Cette expérience d’un combat d’ampleur nationale comptera pour la construction des luttes à venir, comme elle a pesé dans le surgissement du mouvement des Gilets jaunes à l’automne. La force propulsive de la mobilisation de centaines de milliers de femmes et d’hommes qui s’engageaient, pour beaucoup, pour la première fois dans des blocages, des manifestations, des assemblées générales… a permis non seulement de tenir dans la durée, mais surtout de changer le fond de l’air. Nouveau souffle Car d’une entrée en mobilisation contre une augmentation de taxe, les Gilets jaunes se sont enracinés et soudés autour de...

Forum national de la gratuité samedi 5 janvier à Lyon

Organisé par l’Observatoire International de la Gratuité, de 9 à18 heures, Salle Paul Garcin - 7, impasse Flesselles 69001 Lyon - Métro Hôtel de ville (Prix libre conseillé : 10 euros la journée) Comment font les villes qui pratiquent déjà la gratuité des transports en commun urbains, de l’eau et de l’énergie élémentaires, des services culturels et funéraires, des cantines… Animation du Forum par Erwan Manach, journaliste à Politis interventions de Nathalie Perrin-Gilbert (Maire du 1er arrondissement de Lyon), Paul Ariès, directeur de l’OIG/revue les Zindigné.e.s, Benoît Schneckenburger (services funéraires/FI), Gilles Pereyron (porte-parole de l'ONG Droit à l'énergie), Vincent Liegey (Un projet de décroissance), Respiration poétique avec Chloé Landriot et Clément Bollenot, Philippe Fossat (Eau Bien Commun-Auvergne), Maxime Combes (porte-parole national ATTAC-France), Pierre Zarka (Association des Communistes Unitaires), Lydie Passot (porte-parole nationale du MFRB), Bernard Gensane (site d'informations politiques Le Grand Soir), Mounia Salhi (DAL, droit au logement), Paul Jorion, Benoit Borrits (OMOS, Observatoire sur les mouvements sociaux), collectif gratuité des transports en commun, Laurence Lyonnais (Ensemble ! / FI), Thierry Brugvin (convergence antproductiviste), Patrick Le Moal (porte-parole national de la Fondation Copernic), Jean-François Pellissier (porte-parole national d'Ensemble !), Laurent Paillard (éducation, revue les Zindigné.e.s), Danielle Simonnet (porte-parole nationale du Parti de Gauche), Cécile Cukierman (sénatrice porte-parole nationale du PCF), Christine Poupin (porte parole nationale du NPA) à 16h10 , Prune Helfter-Noah (mouvement Utopia), Jean-Michel Drevon (Centre de recherches de la FSU), Alain Coulombel (secrétaire national EELV), Gabriel Amard (FI), Elliott Aubin (FI/adjoint au Maire du 1er arrondissement de Lyon), conclusions du Forum Paul Ariès 18 h : Concert dessiné avec François Gaillard et Marie Bobin débat dans la salle, repas, buvette, village associatif et librairie ( le NPA tient un stand, profitez-en pour nous rencontrer ! )

Lutte des ouvrier-ères agricoles de l’agrobusiness de la tomate contre la répression syndicale

A Agadir (Maroc) dans l’entreprise Duroc, qui fournit à l’Europe ses tomates cerises... communiqué de l’Union Marocaine de Travail (UMT), Fédération Nationale du Secteur Agricole (FNSA), Syndicat National des Ouvrier-ères Agricoles (SNOUVA), Section locale de Chtouka Ait Baha : « Les ouvrier-ères agricoles dans la région d’Agadir luttent contre l’offensive de l’agrobusiness sur le droit syndical La jeune syndicaliste AATIKA FIZAZI, membre du bureau national du Syndicat National des Ouvrier-ères Agricoles (SNOVA) et secrétaire générale de sa section locale dans la région Chtouka Ait Baha (Agadir), a été licenciée le 18/10/2018 ; avec ces deux camarades NOUREDDINE EL BOUHALI et ABDELMOUMEN HADDAOUI, par la direction de la société DUROC. Sit-in de solidarité le 23/12/2018. plus de 600 participant-e-s, avec une grande présence des ouvrières agricoles Ils sont rentrés en sit-in devant le siège de l’entreprise à Khmiss Ait Amira depuis le 23/10/2018. AATIKA et ses deux compagnons travaillent comme ouvriers agricoles à DUROC N°2, une des 14 fermes de DUROC (environ 400 hectares de serres modernes en culture hydroponique) dans la région d’Agadir pour la production des tomates cerises dédiées à l’exportation plus particulièrement vers les pays de l’Europe avec un volume 37.000 tonnes par an. Ses marques d’export sont LEÏLA et DFMA. La société DUROC, qui a aussi sa propre usine de conditionnement, fait partie du groupe DELASSUS qui appartient à l’une des anciennes grandes familles milliardaires au Maroc, Bennani Smirès. Le groupe est spécialisé dans la production, le conditionnement et l’exportation de plusieurs produits agricoles dont principalement les agrumes (2000 hectares), le raisin (60 hectares), les fleurs (60 hectares), etc. Le motif du licenciement pour AATIKA est l’absence non justifiée pendant le dimanche 14/10/2018 alors que...

Pour que vive le combat anticapitaliste !

L’année 2018 s’achève sous le signe de la contestation sociale, et l’on ne peut que s’en féliciter. Personne n’avait vu venir le mouvement des Gilets jaunes, qui a pris de court aussi bien le gouvernement que le mouvement ouvrier organisé. Cette mobilisation résonne comme un coup de tonnerre dans le ciel d'une Macronie qui, si elle était loin d’être sereine, se pensait toujours intouchable et autorisée à manœuvrer son rouleau compresseur libéral, avec en perspective la destruction du système de retraites par répartition et le dynamitage des services publics. Avec les Gilets jaunes… et les autres Si le NPA a été, comme l’ensemble des organisations de gauche, surpris par ce mouvement inédit, il a jeté ses forces dans la bataille et continue, à l’heure où certains Cassandre pronostiquent la fin d’une mobilisation qui n’a cessé de les inquiéter, de s’y investir pleinement. Soutenir et construire loyalement la mobilisation, tout en y défendant des idées et des perspectives politiques en toute indépendance : telle est l’attitude que nous essayons de conserver, animés par le refus de tout sectarisme et de tout opportunisme, en tenant de combiner le soutien à la radicalité du mouvement et la nécessité, pour faire réellement reculer Macron, d’une jonction entre Gilets jaunes et secteurs organisés du mouvement ouvrier. En cette fin d’année, le NPA continue ainsi d’agir concrètement dans les luttes, au côté de celles et ceux qui refusent de se laisser écraser et mépriser par Macron et sa clique, et de proposer des perspectives politiques et revendicatives à l’ensemble...

Le personnel soignant de l’hôpital privé de Saint Priest en grève

Mobilisation depuis le 17 décembre 2018 pour les salaires, contre le manque de personnel et l’augmentation du temps de travail. Soignants exploités, patients en danger ! On peut les soutenir en passant sur leur piquet de grève (rue André Lwoff - tram T2, station Porte de Alpes) ou en donnant à leur cagnotte sur internet : https://www.colleo.fr/cagnotte/13791/soutien-personnel-soignant-en-greve

CONCERT DE SOUTIEN à la lutte contre le projet CIGEO de BURE samedi 15 décembre

CIGEO (CENTRE D’ ENFOUISSEMENT DE DECHETS RADIOACTIFS) SAMEDI 15 DECEMBRE à 20HAu BISTROT DES CLAMEURS 23 Rue d’Aguesseau - 69007 LYON Métro Guillotière VIDEO SUR DECHETS MUSIQUES VARIÉES AUTOUR D AIRS ESPAGNOLS Avec : Imanol IRAOLA, aux chants et percussions, Marc DE LA LINDE à la Viole de gambe, Cécile BLAIS à l’épinette Les opposants au nucléaire, dont les militants de BURE, font l’objet d’une répression abusive. On assiste à des arrestations arbitraires et des procès sont en cours. Pour les soutenir, Venez nombreux ! Nous échangerons sur la situation en Meuse. extrait de l'hebdomadaire du NPA, L'Anticapitaliste : abonnez-vous ! Le quotidien Libération (15 novembre 2018) a eu accès au dossier de 10?000 pages à charge contre des militantEs de Bure, bien qu’il soit couvert par le secret de l’instruction. Les informations qui ont fuité donnent le vertige : Des milliers de conversations téléphoniques écoutées ; des poses de balises sous des voitures ; l’usage d’appareils de surveillance utilisés pour intercepter le trafic des communications mobiles d’une zone donnée – lors de manifestations, mais aussi lors de procès ; des centaines de saisies d’ordinateurs, de téléphones, de disques durs et de clefs USB au fil des 23 perquisitions de l’année écoulée ; des géolocalisations de téléphones ; une tentative de sonorisation de la Maison de résistance à Bure ; des dizaines d’expertises informatiques et ADN (parfois menées sur des sous-vêtements confisqués en garde-à-vue). On en passe… Au cœur du processus répressif Nous vivons, en direct et grandeur nature, sur le site de Bure, l’expérimentation d’une extension de la loi de juin 2016 renforçant la lutte contre le crime organisé, le terrorisme et leur financement à toutes les résistances politiques. Aujourd’hui on parle de Bure, mais les autres territoires en lutte, les luttes ouvrières, la solidarité avec les migrantEs… sont aussi concernés. Le panel d’interdictions imposées aux misEs en examen n’est d’ailleurs pas un à-côté du dossier, il est au cœur même du processus répressif. Toutes les personnes mises en examen et placées sous contrôle judiciaire ont interdiction d’entrer en contact, et sont frappées d’interdiction de séjour à périmètres variables, allant des seules communes de Bure et de Saudron jusqu’à la totalité des départements de Meuse et de Haute-Marne. Derrière les atteintes à la liberté de réunion et d’association,...

Malgré la répression et le baratin, étendre la mobilisation vendredi 14 et samedi 15 décembre

Manif intersyndicale vendredi 14 à 11h30 de Jean Macé au siège du MEDEF (60, avenue Mermoz, à LYon 8ème - mtéro Mermoz Pinel) Manif samedi 15 décembre avec les Gilets jaunes, place Bellecour, à 14h Macron a été contraint d’abandonner sa posture d’inflexibilité, ce qui est un encouragement à renforcer, élargir et approfondir nos mobilisations. Des entourloupes qui ne roulent personne 100 euros « de plus » pour les salariéEs au SMIC, la défiscalisation des heures supplémentaires et de la prime exceptionnelle de fin d’année, en fonction des capacités des entreprises… Mais une formule résume tout : « sans qu’il en coûte un euro de plus pour l’employeur » ! Pas d’augmentation de salaire, il s’agit en réalité de cumuler des mesures déjà annoncées, qui seront simplement anticipées. Mais ce ne seront que des primes, et tous les salariéEs payés au SMIC horaire ne les toucheront pas... Depuis des années, les exonérations de cotisations patronales et les défiscalisations ont seulement démontré leur capacité à tirer les salaires vers le bas. La défiscalisation des heures supplémentaires, en plus d’imposer la flexibilité aux salariéEs qui les réalisent, est contradictoire avec la création d’emplois. De plus, l’annulation pour 2019 de la hausse de CSG pour les retraitéEs touchant moins de 2000 euros, ne garantira pas leur pouvoir d’achat, car les pensions évolueront moins vite que les prix ! Et surtout, ces mesures, « entre 8 et 10 milliards d’euros », ne seront pas payées par les entreprises, mais par une fiscalité toujours injuste et par des économies sur les services publics. Macron « dans la seringue » Macron a été contraint de sortir de son silence par l’enracinement de la mobili-sation des Gilets jaunes, l’élargissement de la contestation dans la jeunesse scolarisée, et la menace de l’extension à des secteurs du monde du travail. Il affirme qu’il n’y aura aucune indulgence contre les « violences inadmissibles », qu’il mettra tous les moyens pour ramener le « calme et l’ordre républicain ». Contre le mouvement lycéen, 700 interpellations sur la seule journée du jeudi 6 décembre avec, en point d’orgue, la mise en spectacle de l’humiliation des 153 jeunes de Mantes-la-Jolie. Contre les manifestantEs de samedi dernier, des centaines de blesséEs et des milliers d’interpelléEs. La force la plus brutale a été déployée, mais elle n’a rien empêché : en début de semaine, le mouvement lycéen gagnait de nouveaux établissements, et les barrages et blocages se maintenaient. Construire les convergences pour bloquer l’économie...
S'abonner à