Pour la libération des éluEs et militantEs kurdes emprisonnés

La Coordination Lyonnaise Solidarité Kurdistan, dont font partie NPA, CNT, PCF, etc relaie l'appel de SELAHATTIN DEMIRTAŞ, ANCIEN COPRÉSIDENT DU PARTI DÉMOCRATIQUE DES PEUPLES (HDP) emprisonné à Edirne (Turquie) : LETTRE DE SELAHATTIN DEMIRTAŞ, ANCIEN COPRÉSIDENT DU PARTI DÉMOCRATIQUE DES PEUPLES (HDP) "Emprisonné à Edirne (Turquie), Centre pénitentiaire de haute sécurité depuis le 4 novembre 2016 Je vous fais parvenir cette lettre par l’intermédiaire de mes avocats, depuis le Centre pénitentiaire de haute sécurité d’Edirne, où que je suis détenu en toute illégalité depuis maintenant deux ans. Le 4 novembre 2016, 12 députés et moi-même avons été arrêtés au mépris des lois. Tout ce que l’on nous reproche, ce sont les propos que nous avons tenus et publiés dans la presse. Nous sommes en réalité les otages d’un enchaînement de pressions et de décisions politiques qui nous visent, parce que nous constituons un obstacle à l’édification du pouvoir autocratique instauré en Turquie. À ce jour, près de 5 000 personnes liées à mon parti, le HDP (Parti démocratique des peuples), ont été arrêtées pour les mêmes raisons. Nous sommes actuellement 58 maires et 9 députés à être incarcérés dans la même prison. Pas moins de 122 enquêtes ont été ouvertes à mon encontre au cours des deux dernières années. 47 d’entre elles ont entraîné l’ouverture d’un procès. Certains procès demeurent en suspens mais 19 sont en cours. Je ne dois mon incarcération qu’à l’un d’eux, et les propos que j’ai tenus alors me font encourir une peine de 150 années de prison. J’ai déjà été condamné, il y a peu, à une peine de 4 ans et 8 mois de prison ferme, lors d’un procès motivé par un discours en faveur de la paix que j’avais prononcé cinq ans plus tôt dans le cadre du processus de paix avec les Kurdes. Ce discours avait alors été salué par l’ensemble de la presse internationale comme un « grand message de paix ». Hélas, cinq ans plus tard, il s’est vu requalifier de « propagande terroriste ». Le jugement est actuellement pourvu en cassation. Le 20 novembre 2018, la Cour européenne des droits de l’homme a reconnu que mon emprisonnement était de nature politique...

La répression intense n’a pas empêché la mobilisation. Macron doit céder !

Ces derniers jours, le pouvoir avait cherché à faire monter chez touTEs un sentiment de panique, parlant de « volonté de tuer », par crainte d’avoir à affronter aujourd’hui une nouvelle journée de forte mobilisation. Il avait même interdit certaines manifestations, comme la marche pour la justice climatique de Rouen. Peine perdue, malgré une répression que l’on a jamais connue, le mouvement des gilets jaunes a pour cette quatrième journée traversé une nouvelle fois tout le pays. 125 000 personnes, chiffres officiels donc certainement bien plus, ont bloqué les routes et manifesté dans tous le pays, quelquefois en convergence avec les marches pour la justice climatique. Celles-ci ont aussi réunis des dizaines de milliers de manifestantEs, comme à Paris où la marche a réuni 25 000 personnes. Le mouvement est massif, puissant, signe que les premières annonces du gouvernement en début de semaine ne suffisent pas à éteindre la colère. Des affrontements avec les forces de répression ont eu lieu : à Paris, mais aussi à Bordeaux, Toulouse ou Marseille. De cette situation marquée par de fortes violences (à cette heure, une soixantaine de manifestantEs blessés pris en charge par les hôpitaux parisiens), le gouvernement porte la seule responsabilité, lui qui n’a comme seule réponse depuis le début du mouvement que la fuite en avant répressive : aujourd’hui, près de 1400 interpellations, dont un millier de gardes à vue, essentiellement à Paris. Après cet « Acte IV », bien des manifestantEs se sont déjà souhaités « à la semaine prochaine ! ». Le mouvement des gilets jaunes n’est pas près de s’arrêter, pas plus que celui de la jeunesse fortement présente dans les manifestations de ce week-end, après une semaine de mobilisation et de répression. Ces prochains jours, pour répondre à l’urgence sociale, démocratique et écologique, tous les mécontentements doivent converger. L’heure est à la mobilisation générale avec les gilets jaunes : mouvement syndical, jeunesse en lutte contre la sélection, quartiers populaires… C’est tout le blocage du pays, notamment par la grève, qui est plus que jamais nécessaire contre un gouvernement qui ne répond que par la violence et l'humiliation. Face à ce mouvement profond contre la vie chère, Macron doit céder : mettre fin aux taxes injustes, faire payer les riches, augmenter les salaires et les revenus. Au soir de cette nouvelle journée de mobilisation qui consacre le fait que Macron et sa politique sont illégitimes, nous pouvons le faire reculer.

Journée internationale des migrantEs : Manif mardi 18 décembre à 18h

de la place de la République (métro Bellecour) à la place Guichard à l'appel du Collectif de soutien aux réfugiés et migrants Lyon-69 : ATTAC-Rhône, CGT Vinatier, CGT-Éduc'Action Rhône, Union Départementale CGT, Union Départementale CNT, Collectif Agir Migrants, Collectif Amphi Z, Collectif des EtudiantEs étrangerEs, Collectif 69 Palestine, Émancipation-69, FSU 69, LDH Rhône, Migrations Minorités Sexuelles et de Genre, MRAP LYON 1-4 et 3-7-8, Planning Familial 69, RESF-69, Union syndicale Solidaires 69, Solidaires EtudiantEs, SUD santé sociaux 69, Solidaires Retraités 69, UJFP Lyon, Alternative Libertaire, EELV 69, Ensemble! 69, France Insoumise Migrations, L’insurgé, Lutte ouvrière, MJCF 69, Nouveau Parti Anticapitaliste, Nouvelle Donne, Parti de Gauche 69, PCF, UPC… pour : Le respect des droits de l’enfant, l’égalité des droits - prise en charge par la Métropole ou le département de tous les mineurs isolés, des jeunes majeurs, dans le cadre du droit commun de l’aide sociale à l’enfance, - scolarisation de tous et toutes dans le cadre de l’Éducation nationale, - non à la hausse des frais d’inscription à l’université La liberté de circulation et d’installation - Droit d’asile sans restriction : abrogation des accords de Dublin (obligeant à demander l'asile dans le 1er pays d'enregistrement) et de la loi de mars 2018 permettant de placer les réfugiés en rétention...

Samedi 8 décembre : dans la rue pour changer le système, pas le climat !

Rendez-vous place Jean Macé à Lyon 7ème (rendez-vous NPA devant la mairie) Le changement climatique ici et maintenant Ce n’est plus une menace lointaine. Vagues de chaleur, pics de pollution, orages dévastateurs, inondations, fonte de la calotte glaciaire, élévation du niveau des océans, incendies meurtriers sont les fléaux récemment vécus au Koweït, au Sud de l’Algérie, en Californie, en Argentine, en Grèce, au Portugal, mais aussi en Suède, en Lettonie, en France. L’augmentation de la température moyenne de la Terre de 1 °C depuis 200 ans provoque déjà des catastrophes dont les plus pauvres sont les principales victimes. Ils et elles sont des dizaines de millions contraint·e·s de fuir, sans le droit au statut de réfugié·e·s. Sortir au plus tôt et complètement des combustibles fossiles La combustion du charbon, du pétrole, du gaz émet des gaz à effet de serre. Il faut diviser par cinq leur utilisation. Il faut arrêter le nucléaire, dangereux et producteur de déchets toxiques pour des millénaires. Réaffecter les sommes extravagantes qu’il engloutit (EPR de Flamanville, Bure) aux infrastructures et à la recherche dans les renouvelables. Cette transformation radicale doit inclure la reconversion de tou.te.s les travailleur.euse.s des secteurs concernés vers ceux où des centaines de milliers d’emplois nouveaux peuvent être créés. Il est encore temps pour agir Pour baisser la demande d’énergie il faut éliminer d’urgence les productions inutiles ou nuisibles (production d’armes…), abandonner l’agriculture industrielle en faveur d’une agriculture écologique locale qui peut fixer d’énormes quantités de carbone dans les sols et procurer une nourriture saine à toutes et tous. Il faut arrêter tous les grands projets inutiles, coûteux et dévastateurs comme le contournement de Strasbourg ou les lignes de trains à grande vitesse. Il faut combattre l’obsolescence programmée des produits et les absurdes transports de marchandises à travers le monde. L’écologie n’est pas compatible avec le capitalisme...

Une mobilisation lycéenne qui prend de l’ampleur

Ce lundi 3 décembre c’est près de 4 000 lycéens et lycéennes qui se sont mobilisé.e.s à Lyon pour l’abrogation de la loi ORE, de Parcoursup, de la réforme du Baccalauréat, ainsi que de la réforme de la voie professionnelle et contre la hausse des frais d’inscription à la fac. Alors que vendredi 30 novembre plusieurs lycées étaient déjà bloqués, le mouvement s’est encore amplifié avec 12 établissements ce lundi. Les lycées mobilisés appellent à reconduire la mobilisation mardi 4 décembre et d’autres ont signifié leurs intentions de rejoindre le mouvement. La répression policière a été très violente avec de nombreux tirs de lacrymogène et de flash-ball, et un énorme déploiement de CRS. Au moins une lycéenne a été grièvement blessée par des tirs de flash-ball. Le gouvernement craint que la mobilisation des Gilets Jaunes ne se propage à la jeunesse et à l’ensemble du monde du travail. Les jeunes ont bien compris que ce gouvernement mène une politique de tri social qui ne leur propose rien d’autre que la précarité. Il use de la matraque comme il l’a fait aux champs Élysées et ailleurs dans le pays. Il est urgent que toutes les colères convergent face à Macron et son monde.

Gilets jaunes : continuer la mobilisation contre la vie chère

Des dizaines, peut-être des centaines de milliers de personnes, ont manifesté samedi 1er décembre dans toute la France contre la vie chère et contre le gouvernement, notamment aux cris de « Macron démission ! ». L’ampleur de la mobilisation, malgré la répression policière, malgré la météo, montre la détermination des classes populaires de tout le pays, le ras le bol face à l'augmentation des taxes, de la CSG, alors que l'ISF a été supprimé et que les possédants redoublent d'arrogance. Les affrontements qui ont eu lieu sont de la responsabilité du gouvernement qui, avec les gazages, les canons à eau et les coups, a voulu empêcher les manifestants d’accéder aux Champs-Élysées. Ces violences d’État sont l’illustration de l’obstination de Macron à ne pas répondre aux revendications populaires, d'un gouvernement qui veut maintenir l'augmentation de la taxe carburant, de l’électricité, tout en promettant « des mois de concertation »... La politique menée par Macron et ses prédécesseurs est aujourd'hui massivement rejetée comme ce qu'elle est : une politique de classe au profit des plus riches, des « premiers de cordée » comme Carlos Ghosn, au détriment des revenus et des emplois des classes populaires. Et le fait que ce soir, c’est le ministre de l’Intérieur Castaner qui est chargé de répondre aux manifestants à la télévision en dit long... Le NPA est solidaire de cette mobilisation et souhaite qu’elle continue en se donnant ses propres cadres d'organisation démocratique, contre tous les impôts indirects, pour le retour de l’impôt sur la fortune, pour une augmentation des salaires et des pensions, pour la défense des services publics. Dans tout le pays, nous soutenons les blocages et les assemblées de débat populaire démocratiques. Dans ce contexte, les organisations syndicales, politiques et associatives doivent elles aussi prendre leurs responsabilités en rejetant toute division, comme cela existe déjà dans de nombreuses villes autour d’appels et d’actions convergentes, pour construire une mobilisation de masse qui isole aussi l’extrême droite, notamment par des grèves qui bloquent l’économie. La mobilisation est un révélateur la crise politique latente depuis plusieurs mois, ce que nous vivons est potentiellement une explosion sociale contre les ravages du capitalismes subis par les classes populaires depuis des années. Qui sème la misère récolte la colère !

Manif contre l'augmentation des frais d'inscription pour les étudiantEs étrangers samedi 1er déc.

communiqué du NPA Jeunes : Augmentation des frais d’inscription pour les étudiant-e-s étranger-e-s : une politique clairement raciste et sélective ! Après avoir généralisé la sélection à l’entrée à l’université avec Parcoursup et la loi ORE, après la mise en place du nouvel arrêté licence qui prévoit de détruire les droits étudiants, Macron poursuit sur sa lancée en proposant d’augmenter les frais d’inscription pour les étudiant-e-s étranger-e-s hors Union Européenne ! Aujourd’hui le coût d’une licence représente 170€ et celui d’un master 243€, avec cette réforme ces chiffres passeront respectivement à 2 770€ et 3 770€. Or, en réalité, les étudiant-e-s étranger-e-s payent déjà bien davantage. En effet, leurs dépenses avant même de pouvoir s’inscrire à la fac sont énormes : test de français entre 75€ et 200€, dépôt de dossier auprès de Campus France, coût du visa entre 79€ et 269€, prix du billet d’avion, nécessité d’avoir 7 380€ sur un compte ou attestation d’hébergement de 3 mois en France. Rappelons également qu’à ce jour les étudiant-e-s étranger-e-s sont exclu-e-s des aides sociales telles que les bourses du CROUS. Ainsi, cette attaque d’ampleur va creuser les inégalités qui existent déjà entre étudiant-e-s français-e-s/étrange-e-s et fermer les portes de l’université aux étudiant-e-s étranger-e-s les plus précaires. Pour nous le message du gouvernement est clair : faire le tri entre les étudiant-e-s étranger-e-s issu-e-s de la bourgeoisie et...

Dette de l’assurance chômage ? Réunion débat vendredi 30 novembre

Le Comité pour un Audit sur la Dette (CAD 69) et ATTAC Lyon Sud Ouest vous invitent Vendredi 30 novembre 2018 à 20h la MJC de Sainte Foy-lès-Lyon, 112 avenue Maréchal Foch 69110 Sainte Foy-lès-Lyon, à une Rencontre Citoyenne : A qui profite la dette de l'Assurance Chômage? par Pascal FRANCHET président du CADTM France (Comité pour l'Abolition de la Dette du Tiers Monde) 6,6 millions de personnes sont inscrites à Pôle-Emploi, moins de la moitié (43%) des chômeurs inscrits perçoivent une allocation. L’UNEDIC et Pôle-Emploi constituent l’Assurance Chômage, financée par les cotisations des salariés et des employeurs du secteur privé. Ces fonds, que l'on peut considérer comme prélevés en grande partie sur le fruit du travail des salariés, sont gérés par l'UNEDIC, qui fixe les règles de prélèvements et de redistributions. La dette de l'assurance chômage est mise en avant par le gouvernement pour réformer l'UNEDIC. - D'où provient cette dette? Est elle légitime? - Qui détient cette dette ? Quel est le rôle des banques privées dans le financement de la dette de l'UNEDIC? - Quelle réforme est en route et quelles en seront les conséquences?

Yemen : la France complice ? Réunion d’info jeudi 29 novembre

animée par Tony Fortin de l’Observatoire des armements : jeudi 29 novembre à 19 heures, Mairie du 1er, Lyon, place Sathonay (métro Hôtel de Ville) Quel est le rôle exact de la France au Yémen ? Quelles sont les armes livrées ? Quel est le rôle des parlementaires ? Qui décide de les vendre ? Comment peut-on agir en tant que citoyen ? Une réunion pour être au clair sur le sujet et se mobiliser. + d'infos sur www.obsarm.org Pour le NPA, il faut imposer à Macron l’arrêt des ventes d’armes à l’Arabie Saoudite Arabie Saoudite qui assassine Jamal Khashoggi et massacre au Yemen Mohamed Ben Salman, le nouvel homme fort de l’Arabie Saoudite, s’est lancé depuis 2015 dans une guerre sans fin au Yémen. D’après l’Unicef, un enfant y meurt toutes les dix minutes. De faim, de soif, du choléra mais aussi des bombes de la coalition. Quatorze millions de yéménites ont besoin d’une aide alimentaire d’urgence! Cette guerre bénéficie du soutien sans faille de Trump et de Macron, qui préfère les onze milliards d’euros de commandes militaires de l’Arabie Saoudite à la vie du peuple yéménite. En 2011, le peuple yémenite se souleve et chasse son dictateur. Son puissant voisin, l’Arabie Saoudite prend peur.Après avoir échoué à imposer au Yemen un gouvernement stable qui lui soit favorable, il utilise l’arme des bombardements, de la famine et du choléra, ouvrant la porte à l’internationalisation du conflit, où chaque puissance régionale essaye de jouer sa carte ! Les capitalistes français, fournisseurs officiels des massacres au Yemen Renault fournisseur en 2016 de 276 blindés légers de type Renault Sherpa light et Vab Mark 3 du groupe Renault Trucks Defense. Nexter fournisseur des super canons Caesar de l’entreprise française Nexter, qui pilonnent le Yémen depuis sa frontière. Thalès fournisseur, pour les avions de chasse saoudiens, des nacelles Thalès Damocles XF de désignation de cible et de guidage de bombes, qui ont servi entre autres à bombarder les hôpitaux de Médecins sans frontières, ce qui vaut à la coalition des accusations de crime de guerre! Airbus fournisseur trois mois après le début du conflit d’un avion ravitailleur en vol Airbus 330-200 MRTT. EADS et SAGEM fournisseurs pendant le conflit d’hélicoptères de transport Cougar du groupe européen EADS et de drones...

Manif des pompiers mardi 27 novembre, sur les effectifs et les salaires

Ils revendiquent 300 embauches, une augmentation de 350 € et l’amélioration de leurs conditions de travail. Ils manifesteront à partir de 9h, de Perrache (devant les Archives) au Service Départemental Métropolitain d’Incendie et de Secours dans le 3ème. battront à nouveau le pavé mardi dans les rues lyonnaises. Une interview d’un pompier de l’Isère, qui explique leur quotidien, à l’hebdo du NPA, l’Anticapitaliste, en décembre 2017 : « Les pompiers sont de plus en plus souvent confrontés à un quotidien de misère » Ancien secrétaire départemental du syndicat CGT des pompiers professionnels de l’Isère, Yves Delmonte revient pour nous sur le malaise des sapeurs-pompiers. Depuis plusieurs semaines, le malaise des pompiers fait la une des médias, notamment sur la hausse des violences qu’ils subissent. Est-ce que tu confirmes ce constat et si oui comment l’analyses-tu ? Ces dernières semaines j’ai beaucoup échangé avec mes collègues pompiers notamment celles et ceux qui interviennent sur le terrain. Effectivement les violences sur interventions ont malheureusement augmenté ces dernières années, même si ce n’est pas la norme. Avec l’aggravation de la crise, ce métier devient de plus en plus difficile à effectuer. Les pompiers sont de plus en plus souvent confrontés à un quotidien de misère… Face à une détresse sociale grandissante, les appels aux 115 ou 112 sont devenus le dernier recours pour la population en détresse. À mon avis, ce qui est nouveau aux yeux des médias c’est que les pompiers – qui reste la profession la plus appréciée de la population – subissent aussi de plein fouet les conséquences de la violence de la crise… D’ailleurs des camarades pompiers sont très conscients de cette situation et essaient de retisser du lien social notamment auprès des jeunes des quartiers populaires. C’est dans ce but par exemple qu’ils ont fondé une association au sein de la Villeneuve de Grenoble et organisent bénévolement depuis quelques années des formations aux gestes de premiers secours. Tout n’est évidemment pas parfait, ça reste fragile mais les rapports de confiance s’améliorent et les premiers résultats sont plutôt encourageants…
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